16 avril 2008
AP - Mercredi 16
avril

PARIS - François
Bayrou a mis en
échec mercredi
soir les
partisans d'une
renaissance de
l'UDF lors d'une
réunion du
bureau de
l'ancienne
formation
centriste.
Nous avons
décidé (...) que
le Mouvement
démocrate allait
continuer à se
développer", a
déclaré le
président du
MoDem
à l'issue de
cette réunion de
trois heures.
"Il n'y aura pas
de retour à
l'UDF
historique",
a-t-il ajouté en
se réjouissant
de ce "premier
élément de
clarification".
Selon M. Bayrou,
cette décision a
été votée à une
large majorité
de 19 voix
contre six.
Une majorité
encore plus
large s'est
dégagée sur la
question de
l'attribution du
financement
public. Celui-ci
"ira au MoDem",
a assuré M.
Bayrou. Une
convention va
"édicter les
règles entre les
deux entités", a
ajouté le
président du
MoDem. Elle
portera
notamment sur
l'entretien du
siège, a-t-il
expliqué sans
plus de
précision.
Les partisans de
la renaissance
de l'UDF ont
reconnu avoir
été mis en
minorité lors de
cette discussion
"franche". Le
bureau n'a
"majoritairement"
pas souhaité que
l'UDF retrouve
une expression
politique, a
convenu le
sénateur Jean
Arthuis.
La minorité va
continuer à
"s'exprimer", a
ajouté le
sénateur de la
Mayenne,
partisan d'"un
centre
indépendant et
suffisamment
fort pour nouer
des alliances
claires".
François Bayrou
avait convoqué
ce bureau,
chargé de
veiller au
respect des
intérêts
matériels et
moraux de l'UDF,
mise en sommeil
le 30 novembre
dernier à la
veille du
congrès
fondateur du
MoDem, pour
vider la
querelle
l'opposant aux
partisans de la
renaissance de
l'UDF.
Ces derniers ont
lancé une
pétition après
l'échec du MoDem
aux
municipales
pour faire
revivre l'UDF.
M. Bayrou, qui a
dénoncé une
manœuvre
téléguidée par
l'Elysée pour
l'éliminer, a
annoncé lundi
qu'il allait
demander, avant
l'été, aux
quelque 60.000
adhérents de son
parti de
confirmer par un
vote sa "ligne
d'indépendance"
par rapport à
l'UMP
et au
PS.
"Tous ceux qui
veulent utiliser
des
interrogations
pour faire une
crise
repartiront gros
Jean comme
devant", a-t-il
prévenu mercredi
soir. AP
14 avril 2008
Déclaration de
François Bayrou
(seul le
prononcé fait
foi) :
"Mesdames,
Messieurs, Je
vous remercie
d'avoir accepté
cette rencontre.
J'ai voulu vous
dire quel est, à
mes yeux,
l'enjeu des
semaines qui
viennent pour le
Mouvement
démocrate et de
la manœuvre qui
est engagée
autour de lui.
Depuis quelques
jours, nous
savons de
manière certaine
que des
mouvements
présentés comme
internes, la
mise en cause de
la ligne
d'indépendance
de notre
mouvement,
n'avaient en
réalité pas
grand chose de
spontané, qu'ils
étaient dirigés
et agités de
l'extérieur, et
pour parler
clairement, de
l'Elysée. Je
veux vous dire
ma réaction
lorsque j'ai lu
ces documents et
les échos de
presse nombreux
qui les
précédaient et
qui, tous,
allaient dans le
même sens. Je me
suis dit qu'on
attendrait du
président de la
République, dans
une telle
période de crise
financière,
économique,
sociale,
d'éducation,
qu'il s'occupe
de l'essentiel
pour le pays, et
qu'il respecte
tous ses
concitoyens même
s'ils ne sont
pas d'accord
avec lui.
9
avril 2008
François Bayrou réunira le comité de l'UDF pour "lever toute ambiguïté" sur un centre indépendant
PARIS
(AFP) -
Le président du Mouvement démocrate (MoDem) a indiqué mercredi que la réunion du comité de l'UDF la semaine prochaine était destinée à "lever toute ambiguïté" concernant l'existence d'un centre indépendant sur l'échiquier politique.
"Je vais réunir ce comité pour lever toute ambiguïté, pour qu'il n'y ait plus d'ambiguïté sur la question essentielle qui est celle-ci" : est-ce qu'on va vers un bipartisme, deux partis, l'UMP et le PS, qui ont la totalité du champ politique français, ou est-ce qu'au contraire on défend le pluralisme en permettant à une autre expression, l'expression démocrate, au centre, d'être libre, indépendante, autonome", a déclaré M. Bayrou sur RTL.
"Nous avons décidé qu'il y aurait une expression libre et indépendante dans la vie politique française", a-t-il ajouté.
M. Bayrou a annoncé lundi que le comité directeur de l'UDF se réunirait le mercredi 16 avril à Paris. Cette réunion est souhaité par certains membres du MoDem qui contestent la stratégie de M. Bayrou et veulent "faire revivre" l'UDF. Le 30 novembre 2007, lors du dernier congrès de l'UDF avant la fondation officielle du MoDem, un comité d'une vingtaine de personnes avait été désigné pour veiller aux "intérêts juridiques, matériels et moraux" de l'UDF, pendant une période transitoire de trois ans
8
avril 2008
Corinne Lepage et la
construction du
MoDem
- partie
1
Alors
qu'après les
élections
municipales et
l'appel à la
création d'un "grand
parti du centre",
l'avenir du
Mouvement Démocrate
apparaît troublé, un
retour aux sources
avec Corinne LEPAGE
qui nous parle de
ses engagements
personnels, de son
engagement
politique, de CAP 21
et ... du MoDem
aussi.
8 avril 2008
Corinne Lepage et la
construction du
MoDem
- partie
2
Seconde partie de
l'entretien avec
Corinne LEPAGE,
réalisé le 8 avril
2008, alors que J.
Arthuis vient
d'annoncer qu'il
quittait le MoDem.
Dans cette partie,
Corinne LEPAGE
analyse la
composition du
Bureau exécutif du
Mouvement Démocrate,
évalue
raisonnablement la
portée de la parole
démocrate qu'elle
promeut, trace les
grands axes d'un
projet politique
pour le MoDem et
insiste sur
l'organisation, la
méthode et le travail.
6
avril 2008
Pour François
Bayrou, l'UDF, c'est
bel et bien fini
Le président du
MoDem a écarté
dimanche la
réactivation de
l'UDF, souhaitée
par le sénateur
centriste Jean
Arthuis.
Dans le Journal
du Dimanche, le
sénateur de la
Mayenne
annonçait son
départ du Modem
et son intention
de "faire
revivre l'UDF".
Lien
:
lci.fr
6
avril 2008
Jean Arthuis: "Je
quitte le Modem"

Jean Arthuis, le
sénateur de la
Mayenne et ancien
ministre confirme
l'hémorragie dans le
parti de François
Bayrou et annonce au
Journal du
Dimanche qu'il
quitte le Modem.
Pour faire revivre
l'UDF. C'est son
intention, en
compagnie de
quelques autres. "Mon
parti historique,
c'est l'UDF", affirme-t-il, et pas
question d'intégrer
le Nouveau centre.
Lien(s)
:
lejdd.fr
2
avril 2008
La décision de
dépêcher 1000 hommes
supplémentaires en
Afghanistan, qui a
été annoncée (de
manière provocatrice
et désinvolte)
devant les
parlementaires
britanniques, mérite
trois réflexions.
Première réflexion :
si cette décision
est une réponse au
devoir d'assistance
qui lie des
partenaires au sein
d'une alliance dès
lors qu'ils ont
entrepris ensemble
une action
militaire, autorisée
par les instances
internationales, et
qui met certains
d'entre eux en
difficulté, elle
n'est pas
illégitime. Chacun
sait que depuis des
mois, l'armée
canadienne, en
particulier, se
trouve chargée d'une
lourde
responsabilité, dans
le sud de
l'Afghanistan, dans
les provinces
limitrophes du
Pakistan, et qu'elle
appelle ses alliés a
partager une partie
de sa charge. C'est
ainsi que le chiffre
de 1000 hommes
d'appui ou de
soutien a été depuis
longtemps articulé
par les autorités
canadiennes, qui ont
fait de ce renfort
la condition même
pour leur maintien
dans le dispositif
de l'IFAS au-delà de
2009. Souhaiter
répondre à cet appel
angoissé, c'est
légitime. Un millier
de soldats français
à l'Est, cela
permettra à un
millier de soldats
américains de
soutenir leurs
camarades canadiens
au Sud. Il s'agit
d'une opération
internationale,
conduite dans sa
deuxième partie par
l'OTAN, après
approbation de
l'ONU, conforme au
droit international,
qui s'attaque de
fait à deux grands
fléaux le fanatisme
terroriste et
violent, et le
trafic de drogue. Si
le front mis en
place cédait, en
effet, cela serait
dramatique pour
toute une partie du
monde et l'écho,
n'en doutons pas, en
serait ressenti
jusqu'à chez nous.
Il y a bien sûr une
condition, c'est
d'inclure ce geste
de solidarité dans
un plan
d'autonomisation de
l'Afghanistan, de
son pouvoir
souverain, de sa
police interne, de
son armée, de sorte
que soit évité,
autant que possible,
le risque
d'enlisement du
conflit dans une
partie du monde où
les précédents
militaires sont
édifiants !